L’analyse capacité incrémentale batterie est aujourd’hui une méthode clé pour comprendre le vieillissement des batteries lithium-ion. Elle permet d’évaluer l’état de santé (SOH) sans ouvrir la cellule. Ainsi, elle répond à un enjeu majeur pour la performance et la durabilité.
Contrairement aux méthodes classiques, cette approche repose sur l’analyse du signal dQ/dV, mesuré lors de cycles de charge ou de décharge à courant constant. Ce signal révèle des signatures caractéristiques, sous forme de pics et de variations, qui traduisent directement les phénomènes physicochimiques internes au sein de la cellule.
Grâce à l’analyse capacité incrémentale batterie, les équipes peuvent suivre l’évolution des cellules au fil du temps et identifier plus facilement les pertes de performance. Par conséquent, elles comprennent mieux les mécanismes de dégradation, tout en bénéficiant d’une méthode qui ne nécessite aucun test destructif.
Chez CRITT M2A, cette approche est utilisée dans le cadre du projet RECYBAT, avec des travaux qui portent sur plusieurs paramètres clés du vieillissement. Par exemple, les équipes analysent les courbes à différents stades de cycle afin de suivre l’évolution des performances, tout en étudiant l’impact de la température sur les mécanismes de dégradation. Enfin, elles observent le comportement des batteries dans des conditions proches de l’usage réel, ce qui permet d’obtenir des données représentatives et directement exploitables.
Les résultats obtenus à 25°C confirment l’intérêt de cette méthode. En effet, l’analyse capacité incrémentale batterie permet d’anticiper le vieillissement et contribue à améliorer la durabilité des systèmes.
Ce projet, cofinancé par l’Union européenne, illustre cet engagement. Ainsi, CRITT M2A renforce ses actions en faveur de l’innovation. L’objectif est clair : accompagner le développement des batteries lithium-ion et soutenir l’électrification des usages.


